Les femmes sont de puissants moteurs d’emplois, d’innovation et de résilience économique. Pourtant, trop nombreuses sont encore celles qui se heurtent à des obstacles pour accéder à des emplois de qualité, entreprendre, exercer des responsabilités ou obtenir des financements. À l’échelle mondiale, la participation des femmes au marché du travail stagne autour de 53 % depuis 1990, contre 80 % pour les hommes. Cet écart prive les économies d’un immense potentiel humain et freine la croissance. Le réduire n’est pas seulement une question d’équité : c’est une condition essentielle du progrès économique.
Le monde fait aussi face à un immense défi en matière d’emplois. Au cours de la prochaine décennie, plus d’un milliard de jeunes entreront sur le marché du travail dans les pays en développement, alors que seulement 400 millions de nouveaux emplois devraient être créés. Or, lever les obstacles à la participation économique des femmes stimule la productivité, favorise l’innovation et crée des emplois. Combler les écarts entre les femmes et les hommes dans l’emploi et l’entrepreneuriat pourrait accroître le PIB mondial jusqu’à 20 %.
Le Groupe de la Banque mondiale, à travers la BIRD, l’IDA et IFC, agit pour donner aux femmes et aux filles l’éducation, les compétences et les services de santé nécessaires pour réussir. Il œuvre aussi à mettre fin aux violences faites aux femmes et soutient des réformes permettant aux femmes de posséder des terres, d’accéder aux marchés et de concourir à égalité. Au Mozambique et à Madagascar, le programme d’autonomisation et de résilience des filles en Afrique de l’Est (EAGER) a déjà permis à 611 000 filles de rester à l’école et mobilisé plus de deux millions de membres des communautés.
Ces efforts reposent sur des objectifs mesurables. D’ici 2030, le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’étendre l’accès au haut débit à 300 millions de femmes supplémentaires, la protection sociale à 250 millions de femmes, et l’accès au capital à 80 millions de femmes et d’entreprises dirigées par des femmes.
IFC collabore avec le secteur privé pour accroître la participation des femmes à l’économie à grande échelle. Ses priorités :
Depuis 2012, le programme Banking on Women d’IFC a investi plus de 10 milliards de dollars via 307 institutions financières dans 83 pays, orientant des capitaux vers les femmes et les entreprises dirigées par des femmes.
Ces initiatives créent des opportunités, attirent les investissements et soutiennent une croissance inclusive. En agissant sur la finance, les marchés, les compétences et l’emploi, IFC transforme la participation économique des femmes en entreprises plus solides et en économies plus stables.
Pour la Journée internationale des femmes, IFC réaffirme son engagement pour l’autonomisation économique des femmes : une prospérité durable passe par leur pleine participation à l’économie.
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Publié en mars 2026