
L'Afrique subsaharienne a besoin de 25 à 30 milliards de dollars d'investissements sur les dix prochaines années pour répondre à la demande de produits et services de santé. Le secteur privé pourrait fournir jusqu'à 60 % de ce montant.
L'IFC vient de publier
Investir dans la santé en Afrique – Le secteur privé : un partenaire pour améliorer les conditions de vie des populations, résultat d'une étude sur le rôle et l'impact du secteur privé de la santé en Afrique.
Ce rapport fait le constat que :
- Le secteur privé joue déjà un rôle important. Aujourd'hui, une Africaine pauvre a autant de probabilités d'aller faire soigner son enfant malade dans un centre de santé ou un hôpital privé que dans un établissement public.
- Le secteur privé est parfois le seul choix possible en milieu rural et dans les quartiers pauvres des villes. Les prestataires privés (à vocation commerciale ou à but non lucratif) ont des clients dans toutes les catégories de revenus et couvrent un vaste territoire géographique.
- Les dépenses de santé des Africains vont continuer de progresser rapidement, avec un secteur privé extrêmement présent.
- Le secteur privé doit collaborer avec le secteur public pour développer des systèmes de santé financièrement viables, durables et équitables. Mais il peut aider à améliorer l'accès aux services pour les populations les plus démunies et soulager le fardeau financier qui pèse sur les pouvoirs publics.
- Les obstacles actuels au développement du secteur de la santé sont l'accès limité au capital, les réglementations contraignantes, la pénurie de professionnels qualifiés, et le manque de systèmes de mutualisation des risques qui pourraient mobiliser des revenus pour les prestataires.
La stratégie de l'IFC pour le secteur de la santé en Afrique subsaharienne est directement issue de ce constat. Pour en savoir plus :